Le Cycle moteur et agent de l’évolution universelle

(1) « Cycle est un mot qui dérive du grec kýklos qui signifie « le cercle », « le tour ». Il contient en lui l’idée de circularité, à savoir de retour, mais, étant en réalité une spirale, chacune de ses volutes ne verra jamais la fin qui coïncide avec le début. Cet écart, cette différence, qui est le «pas» de la spirale, représente du point de vue qualitatif le progrès mûri ou exprime l’avancée é-volutive du cycle.

Selon cette conception, le cycle, le temps cyclique, est un vortex rythmique d’énergie doté de qualité, l’expression spatiale du mouvement des «états de conscience», de l’évolution universelle et personnelle.

Voilà exprimée en synthèse l’hypothèse de base de la Pensée philosophique ésotérique :

La Vie qui est et persiste toujours et partout, est cette énergie qui s’auto-génère sans cesse, et à l’infini. Sa nature est l’Espace vivant, le conteneur universel ; en essence elle est le Mouvement vital, ou Feu selon les termes métaphysiques.

Cette essence vivante primordiale, ignée et dynamique, en se multipliant et en partageant sans relâche, met en mouvement tout point dans l’Espace. Elle avance, tourne et par conséquent procède en spirale.

Si la vie est, elle donne en fait l’ «impulsion», elle n’évolue pas; ce qui se meut, se développe et s’améliore est la Conscience, le rapport suprême entre la Vie et l’Espace, entre l’esprit et la substance, entre l’énergie et la matière.

La Vie, ou esprit/énergie, est sans cesse pulsante, dynamique et propulsive.

L’Espace, ou substance/matière, co-vibre, oscille et tourne.

La Conscience évolue selon un mouvement cyclique en spirale.

Ses vortex créatifs, ou cycliques, ne peuvent donc qu’être des entités vivantes, spatiales et conscientes, c’est-à-dire capables de produire l’évolution.

Le cycle est le souffle et l’arc de la conscience.

« Le barattage est un symbole cosmogonique. Celui qui a accepté un processus aussi simple comme symbole d’une grande action, a en vérité compris la corrélation entre microcosme et Macrocosme. Sur le plan physique, la rotation en spirale est la base de l’accumulation de substance, et la pensée agit d’une manière identique. Des Cimes jusqu’à l’abîme, les spirales de conscience intensifient l’Espace. Par les spirales, la pensée se transforme en substance, et imprègne tout le Cosmos. Il faut comprendre et accepter la transformation de la pensée en substance. Cette fusion permet à la substance d’être toujours disponible, car la pensée est inépuisable. Sur Terre, on peut tirer un grand avantage de cette réalisation de l’aspect substantiel de la pensée. » (2)

Selon cette hypothèse initiale, chaque cycle est piloté par une unité de vie consciente, possède son propre champ ou sphère d’influence, et a un but, qu’il atteint à travers un projet ordonné, rythmique et séquentiel.

Le cycle est, en d’autres termes, la spirale créatrice de la Vie qui amène dans l’Espace les énergies nécessaires à l’évolution, différentes et qualifiées, que chaque forme vivante exprime à sa manière, selon son degré ou son pouvoir de conformité.

Le cycle, à travers ses propriétés principales, présente une capacité infinie de “contenance”. Chaque jour, qui est une rotation cyclique de la planète, contient tous les autres jours qui se sont écoulés, depuis la “nuit des temps”.  Il exerce, par conséquent, une action continue et progressive de mise à jour, qui est un autre nom pour l’évolution.

En outre, bien que chaque cycle dans sa structure soit presque identique à tout autre, il y a d’innombrables «hiérarchies évolutives » parmi eux. Nous distinguons donc des grands cycles qui contiennent des cycles mineurs.

Étudier les cycles signifie penser le but, la nature et l’essence de la Vie.

Cela signifie également que l’énergie de la Vie a son propre plan ou projet évolutif, et qu’elle met tout en place pour atteindre ce but grâce à la production incessante mais rythmique de formes ainsi que par l’évolution progressive de leurs qualités. »

Ainsi  s’établissent les cycles cosmiques :

(3) « L’évolution dirigée vers l’édification d’une nouvelle étape s’affirme dans l’annonciation du Feu. La planète rejette toutes les énergies dépassées.  Les encombrements ambiants dans l’espace ne peuvent être supprimés que par de subtiles énergies. Le pouvoir qui donna la vie à ces énergies, les reçoit pour les transmuer et les réaffirmer ; ainsi sont générées et déplacées les énergies cosmiques ; il en est de même de l’esprit humain, l’humanité élimine ses énergies dépassées. Lorsque l’action de la bataille atteint son point culminant, l’espace emporte les vieux vestiges et affirme la Nouvelle-Vérité. L’accomplissement des échéances désignées est lié à ce remplacement et le rythme des cycles est créé par ces modifications. Les cycles cosmiques sont ainsi établis ; la loi de l’Infinité remplace une énergie par une autre« .

Malgré les  limitations humaines, les cycles de la vie en constante évolution se poursuivent inlassablement :

 (4) « La conscience cosmique se réfléchit dans toutes les structures mondiales et seules l’humanité est limitée par son incapacité d’admettre l’existence dans son intégrité. Dans le Cosmos tous les points se rejoignent. Un cycle de vie fait partie du cycle illimité du Cosmos. Le rayon humain est le seul  à limiter ses sphères. Plutôt que de refléter dans son esprit la totalité de l’Etreté manifestée, l’humanité se complait dans la conception d’un monde limité. Il n’y a pas de division dans le cosmos et la chaîne des événements à une relation étroite avec tous les plans, ce qui fait que perturbations cosmiques et changements spirituels vont de pair. Un cycle s’inclut à l’intérieur d’un autre cycle et en ces cycles illimités et changeants le karma humain s’écoule à l’infini.  »

Au cours de l’étude des cycles nous découvrons une chose merveilleuse : l’humanité peut épouser les cycles terrestres, planétaires, solaires et coopérer, avec une conscience toujours en expansion, au Projet de notre Logos ou Seigneur Solaire.

(5) « L’avenir n’est pas cet inconnu que vous pensez. Par ailleurs, si l’avenir est cyclique, il est prévisible. Qui ne peut pas prédire l’arrivée du printemps ? Nous ne savons pas s’il sera pluvieux ou sec, mais son intervention est certaine, datable, non soumis aux caprices du hasard. La même chose peut être dite des mouvements planétaires, dont on peut prédire les positions et les aspects astronomiques avec des siècles d’avance ».

(1). http://fr.theplanetarysystem.org/files/2012/12/TPS-Du-Temps-lineaire-au-Temps-cyclique.pdf

(2). Monde de Feu I – 646, (Série Agni Yoga).

(3). Infini-38 (Série Agni Yoga)

(4). Infini- 391 (Série Agni Yoga)

(5). Texte inédit d’E. SavoiniLes Cycles »

 

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