Construire un Plan 2

Suivant ce qu’on avait fait dans l’article «Construire un Plan», auquel nous renvoyons, nous avons tiré ici des extraits de la brochure «Allestire un Piano», janvier 2001, écrit inédit de Enzio Savoini. Il s’agit du 3ème chapitre, dans lequel le concept de Psycho-géométrie est introduit.

Nous exhortons le lecteur à ne pas se laisser gêner par le langage utilisé, mais à s’y laisser transporter doucement, en pensant avec grâce au futur, et à poser des questions à l’espace, d’où les réponses arriveront au moment juste.

 

3 – Les Sept Figures du Plan

Le Plan est un « objet » psycho-géométrique produit par deux énergies (Amour et Lumière) qui, orientées par une troisième (Volonté), est porteur d’un Projet.

Il est en outre la synthèse de sept éléments cosmiques, partout présents dans l’univers, mais qui, dans ce plan, sont organisés et collaborent à des fins solaires.

Finalement, le Plan est la demeure des Idées, des Formules et des Formes. Il est le siège à la fois supraterrestre et concret de toutes les consciences et les créatures en évolution.

L’écliptique est donc la base ou le modèle spatial de n’importe quelle projection. On peut y lire les tendances futures, qu’il est bien de favoriser autant que possible, ainsi que les traces du passé, qui enseignent à éviter la répétition des erreurs.

Les Luminaires, dont quelques qualités sont connues, les mouvements et les cycles sont les seuls éléments concrets qu’il soit possible de consulter. La lecture profonde de leurs décrets en constante évolution, à la fois flexibles et fermement dirigés vers le But, est une grande science, étudiée depuis des millénaires et toujours mise à jour. Elle est la science suprême entre toutes les sciences, elle révèle l’avenir, illustre le passé et, dans cette époque, elle est porteuse du nouveau christianisme prévu par le plan planétaire.

Tous les mouvements qui s’accomplissent sur l’écliptique sont coordonnés au But ultime, poursuivis par une chaîne sans fin de buts mineurs, rythmiquement prioritaires, et donc majeurs. Ils sont reliés entre eux par la proportion d’or, soit croissante, soit  décroissante. Cette unique loi élimine ou égalise les inégalités de quantité et de niveau, règle le passée, le futur, l’involution et le progrès, la croissance et le développement, et elle fixe les nœuds parfaits de la spirale solaire.

Les sept Luminaires dessinent des spirales complexes sur le plan de l’écliptique. Réduites dans leurs formes les plus simples, elles sont:

1  Le point central
2  Le cercle
3  Le triangle
4  Le carré
5  L’Etoile du 5
6  L’Etoile du 6
7  Le dessin global

3.1 Le Point Central

Cet élément n’est jamais dessiné, parce qu’il est l’auteur de toutes les autres figures, qu’il trace sans bouger ou laisser de centre. Il est le vrai moteur du plan, pourtant il donne l’immobilité à n’importe quelle créature. On sait que chacun a la sensation d’être immobile dans l’Espace, dans lequel il est entraîné par la planète. Ceci est à interpréter comme un don de la part du point central (le Centre des centres), qui transmet sa puissance divine à tous les autres et les rend égaux à lui-même.

Il est bon de réfléchir sur tout ce qui a été affirmé. Chacun sait être immobile dans le tourbillon des événements, dans les bons et dans les mauvais moments, bien qu’il roule, orbite, et voyage dans l’Espace. Ce n’est pas par ignorance de la réalité, comme on peut généralement le penser, ce n’est pas seulement parce qu’on échange le relatif par l’absolu. C’est un don précieux du Centre. C’est la plus convaincante révélation de la divinité inhérente. Le fait qu’on n’échappe pas à une telle sensation le prouve: la notion de ce mouvement ne pourra jamais être acquise que de manière théorique ou intellectuelle. Les créatures sont conscientes d’être au centre, donc elles sont immobiles, c’est-à-dire qu’elles possèdent les pouvoirs latents du point central.

Pour ces raisons, tous les points du plan sont immobiles et centraux.

Le point central est l’origine et la fin, la référence de chaque développement, auquel il donne naissance et conclusion. Il est la synthèse entre être et devenir. Il émet des quanta d’énergie, ou d’étincelles de volonté, qui amorcent des cycles réguliers et innombrables. Il est le Seigneur suprême du Plan.

3.2 Le Cercle

Le cercle aussi n’est jamais tracé, car il est simultanément partout. Son diamètre n’est pas connu, car, n’ayant pas de quantité, il est illimité, mais on connaît le rapport qui les unit: p, le transcendant, qui relie le subtil et céleste au concret et terrestre. Le cercle, (la circonférence) exprime les qualités infinies du centre, aujourd’hui connues comme les douze catégories zodiacales. À la puissance immobile et dirigeante du centre il oppose sa propre passivité, qui gère les développements de la création.

En tournant sur le diamètre, il montre le Ciel, le firmament, l’Espace sphérique, ce qui dépasse le plan solaire, l’ensemble illimité d’autres Systèmes. De cette façon, la communauté de l’écliptique apprend qu’il existe d’autres merveilles de la vie. Le cercle ferme donc l’infinité du plan, pendant qu’il ouvre celle du Cosmos: les créatures présentes sur l’écliptique contemplent leurs destinations futures.

3.3  Le Triangle

Le centre et la circonférence ne sont pas représentables sans utiliser des artifices graphiques imparfaits et trompeurs. Dans tous les cas, leur relation semble impossible dans un sens logique, si l’on pense que le premier est indéfinissable et la seconde est partout. En réalité, c’est précisément la raison de leur relation parfaite, partout active, intime et sacrée. Le Centre et la circonférence sont invariablement toujours unis, et c’est seulement la raison, dualiste et séparative, qui les interprète comme des entités distinctes. Le raisonnement, en effet, n’explique pas comment de leur rapport peut naître le premier triangle, de la géométrie si différente et surprenante.

Il faut, à ce point, faire une pause et considérer une question que tous survolent, que l’on considère comme acquise sans la mentionner: on retient, en effet, que les figures en forme d’étoile naissent du polygone relatif: l’étoile du 5 du pentagone, cette du 6 de l’hexagone, et ainsi de suite. Elles seraient comme un sous-produit du polygone associé. C’est une sorte de croyance silencieuse qui détourne de la compréhension de ces figures. Par contre l’inverse est vrai: ce sont des polygones qui dérivent des étoiles.

Ce n’est pas une querelle d’Allemand. Le contact entre le centre et la circonférence établit des canaux parmi celui-ci et certains points de celle-là, selon des directions radiales, le long desquelles l’énergie va et vient. Ainsi naissent les premières étoiles. Les points périmétriques se joignent ensuite parmi eux de manières variables, pour former des polygones et d’autres figures.

Ces propositions illustrent la naissance du triangle, que la simple expression arithmétique quantitative (1 + 2 = 3) ne réussit pas à représenter. Les trois directions principales portantes du triangle, étant des vecteurs de qualités, vibrent différemment, l’un comme unisson, la seconde comme octave, l’autre à la fréquence de la quinte. Il compose ainsi le chant de la Parole Céleste, qui construit les mondes.

Triangolo-Allestire-un-Piano2

Notez que le terme direction associe en soi un concept soit géométrique soit de but, justement comme cela arrive pour le terme plan.

3.4 Le Carré

La division tripartite du cercle, ou de l’écliptique, projette l’œuvre solaire entière, et engendre toutes les figures et tous les cycles créateurs. La première de ces dérivés est l’étoile du quatre, le quaternaire ou carré. En arithmétique on écrit que

3 + 1 = 4

mais il s’agit d’une formule quantitative, qui ne révèle pas la transformation prodigieuse du monde “triangulaire” à celui du « carré. » Elle est intellectuellement inconcevable, parce que rien de raisonnable ne laisse supposer que de l’un dérive l’autre, tant leurs géométries sont différentes. Cette simple addition banale ne révèle pas ce que la psycho-géométrie montre très clairement. Elle argumente que chaque figure régulière a un centre qui, en restant immobile, crée un autre sommet, en transformant ainsi la qualité de l’Espace clos.

Quadrato-Allestire-un-Piano2

Le monde du carré, ou de l’étoile du quatre, est gouverné par d’autres règles, de nouvelles fréquences et des sonorités différentes. En outre, il est tracé sur l’écliptique d’un autre couple de Luminaires, Uranus et Neptune, qui ont des fonctions solaires différentes, avec une fréquence de 168 ans. Le centre, malgré une telle transformation, reste immobile et garantit soit la communion, soit la possibilité de communiquer entre des espaces si différents[1].

Dans L’Espace solaire, Uranus et Neptune « cadrent le cercle »: ils proposent des règles sociales cycliquement variables et progressives, bases de cultures et de civilisations humaines. Ils construisent la cité céleste aux quatre murailles. 

Le carré garde, comme un coffret, un bijou: le numéro √2.

La mesure du côté donnée, on ne connaît pas la longueur de la diagonale, ou, si l’on connaît cette dernière, la mesure du côté peut être seulement approximative. Ce fait met en commun le carré et le cercle, où, en raison de π, la longueur exacte de la circonférence reste inconnue. Il ya donc trois nombres transcendants impliqués dans l’étude des figures du plan:

1)          π        premier vertex, est le rapport entre le Ciel et la Terre.

2)          √2       second vertex, est le Ciel dans le cœur.

3)          Φ         troisième vertex, l’origine et la solution du dualisme manifesté.

Il importe ici de reconnaître que le cœur, qui est quadripartite contient l’Infini. Il connaît le monde de la qualité.

3.5 L’Etoile du 5

Comme cela vient d’être dit, l’étoile du quatre renferme le Ciel au cœur des formes construites par l’étoile du 5 qui, à travers la section dorée, génère le dualisme de la manifestation.

Les deux puissances géométriques agissent en étroite communion, parce que le 5 est implicite dans la croix, c’est-à-dire dans l’étoile du 4.

 3.6 L’Etoile du 6

L’ordre séquentiel de cet écrit semble suggérer que l’étoile du 6 tire son origine de celle du 5 comme celle-ci de l’étoile du 4. Toutefois, ceci vaut seulement en ce qui concerne le monde manifesté: l’Etoile du 6 est une créature douée de certaines qualités et est la cause de certains effets et, comme telle, elle a une fonction déterminée dans l’ensemble des figures géométriques.

Cependant, elle se compose de deux triangles, qui en sont les parents authentiques; dans l’ordre des figures solaires, elle précède donc le carré.

Il est reconnu, par conséquent, qu’elle est double, qu’elle est présente à la fois dans le supraterrestre et dans le concret. Dans le subtil, elle charge l’étoile du 5 des énergies nécessaires pour la construction des formes et des événements; dans le physique, elle sublime les forces en énergies qui, toujours par l’étoile du 5, sont restituées au supraterrestre.

Notez qu’entre le carréet l’hexagone, il existe une relation remarquable, ce qu’en elles-mêmes les deux figures ne montrent pas: leurs côtés sont dans le rapport de

3.7 Le Dessin Global

 Allestinre un piano - Il disegno complessivo

L’ensemble des entités psycho-géométriques qui ont été énumérées n’est pas une simple superposition de figures, mais un organe solaire très puissant aux fonctions enchevêtrées. Il n’a pas de nom, mais ceci n’enlève rien à sa très haute valeur, à laquelle est déférée la construction de la vie aménagée du Système solaire.

L’écliptique réagit aux six fonctions différentes et à leur ensemble rythmique, qui tracent les signes de la destinée cosmique, de manière régulière et ordonnée. Dans ceci on y voit la puissance organisatrice de la septième fonction, sans laquelle tout serait déconnecté, chaque figure opérant de manière autonome. On ne pourrait pas penser à un projet, et il en résulterait une vie désordonnée, dépourvue de sens, entravée par des oppositions et mille incohérences.

L’examen intellectuel du dessin total ne permet pas d’apercevoir le travail prodigieux de la septième fonction qui, en organisant le composite, revient à l’Un. Le raisonnement ne réussit pas à voir la puissance symétrisante de l’étoile du quatre, qui est le cœur pulsant de l’ensemble. Il n’entend pas l’Un, il ne voit pas le Sept, il ne comprend pas le Quatre. Il ignore donc le juste milieu et s’égare dans le Cinq, en refusant le Six.

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[1] On se souvient de la « quadrature du cercle », un ancien problème de géométrie, résolu par la négative à la fin du XIXe siècle: « Avec l’utilisation de la règle et du compas, on ne peut pas construire un carré qui ait une aire égale à celle d’un cercle donné ». Il s’agit de quantité. Le problème n’existe pas dans l’infini qui est le pur règne de la qualité.

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